Mes chers amis,
Voilà des messages qui m'interpellent...
J'ai longtemps réfléchi et même hésité à écrire, depuis la lecture de vos messages, depuis celui de Martine en particulier...
J'ai alors décidé non pas de parler « religion » du verbe « relier » qui est l'affaire strictement personnelle de chacun d'entre nous, ni de dogmes religieux puisqu'il s'agit de croyances ou principes imposées comme vérités, mais de raconter deux histoires…de vous parler, de me parler
Une amie a fait une grosse déprime à 45ans, qui s'est aggravée au fil du temps. Elle découvre alors sa spiritualité à travers certaines pratiques religieuses dont elle était alors tout à fait, disons absente…prière, jeûne, méditations, pèlerinage…elle guérit…mais elle s'était promise que si son état s'améliorait, elle se couvrirait les cheveux. Elle l'a fait. Pour elle. Elle est heureuse, très heureuse. Avec elle-même, avec les autres. Et puis après tout, tant pis, ou tant mieux pour elle !
Un autre ami, grand homme d'affaires, a décidé un jour de changer de vie, de laisser tomber le monde de la finance pour s'approcher de la nature, des gens, du bouddhisme…alors qu'il est né musulman. Comme il trouvait que ses cheveux ne lui servaient à rien, il décida de les raser, de s'habiller très modestement, de marcher presque pieds nus. Il l'a fait. Pour lui. Il est heureux, très heureux. Avec lui-même, avec les autres. Et puis après tout, tant pis, ou tant mieux pour lui !
André Baechler a écrit:
La personne choisissant de s'enfermer dans des obligations est libre de le faire et nous n'avons pas à l'en dissuader ou à décider que c'est bien ou mal pour elle. C'est là tout le défi de nos décalages culturels et religieux. Nous sommes libres de rechercher à travers eux tout ce qui nous divise... ou alors de rechercher ce qui nous unit et nous rend plus forts

Oui, André, tout à fait d'accord surtout pour la dernière phrase

. Je préfère plutôt rechercher ce lien, ce trait d'union entre nous…qui nous rend plus forts, dans l'amour, le partage, la paix, la sérénité !
Sommes-nous si différents que ça ? Les uns parlent de religions, de dogmes, les autres de races, d'autres de couleurs de peau…pourtant nous faisons partie de la même espèce, avec juste quelques petites différences géographiques, de pratiques culturelles...c'est tout !
Quand quelque chose nous dérange ou nous chiffonne chez l'autre, qui est dérangé ? Posons-nous cette question ? C'est souvent la peur, ou l'idée de la peur qui surgit, ressurgit des profondeurs. C'est l'anticipation du mal, de drames, sans leur offrir la moindre réponse, en étant dans l'appréhension, dans la douleur...la peur de l'inconnu, de ce que nous nous sentons incapables d'affronter…et en fait, alors qu'on voudrait passer à côté de la souffrance, on finit par nous en approcher…
Difficile d'être persuadé que le bonheur est là, qu'il peut se trouver ailleurs aussi, là où nos clichés disent le contraire !...car la peur est capable de nous envahir, complètement, jusqu'à propager en nous une toxine qui fera mourir le beau, le bon…
Allons…soyons vigilants

. Moins on se referme sur soi et plus on se donne les moyens d'aller de l'avant, en dehors des sentiers battus et des "suppositions", plus on devient fort et capable de s'apprécier soi-même, remportant une victoire sur nous-mêmes, nous confrontant à ce qui faisait si peur…et qui apparaît alors tellement dérisoire !
"L'autre ne peut nous donner que ce que nous sommes prêts à recevoir, la vie nous apporter qu'à la mesure de notre ouverture" (C. Bensaïd)
"L'erreur vient avec le manque de clarté, les événements nous troublent, non par ce qu'ils sont, mais par ce que nous en faisons" (Kakouan)
Jamais je ne me suis sentie aussi proches de vous mes chers amis, car même dans notre diversité culturelle nous sommes tellement unis, et tellement forts de cette proximité du coeur

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