
Excellent dimanche à tous !!!
Oh que oui Zélie, le bavardage est une excellente thérapie !!!
Je refusais de voir les changements de mon existence depuis ce premier degré, mais force est de constater que ça bouge beaucoup. Je n'ose imaginer ce qui va se produire à la suite de mon second degré, lol. Mais je suis curieuse et toute évolution, même si elle passe par des remises en questions parfois douloureuses, m'attire irrésistiblement !!!
C'est pour cela que j'accepte ce cavernome, comme une embuche, mais aussi comme un tremplin pour autre chose. Je pense que si l'on m'avait dit qu'il s'agissait d'une tumeur maligne, j'aurai également pleuré, j'aurai connu des heures de déprime, mais la vie à croquer aurait repris ses droits.
A quoi bon, s'enfermer dans une "petite mort existentielle" avant le départ réel vers un autre univers. Je veux vivre pleinement jusqu'au bout. Certes je ne suis pas wonderwoman, et mes premières réactions furent similaires à celles des patients que j'ai connus lorsque je travaillais en cancérologie ORL. C'était exactement ce que j'avais appris lors de mes formations de soins palliatifs ou d'aide aux familles de cancéreux : déni, dépression, colère, acceptation... Bref, je suis comme les autres, et comme les autres j'ai cette énergie en moi, qui me pousse en avant.
Alors oui, j'ai pensé qu'il était temps de partir avec le CE de mon hôpital, même si mon ami ne vient pas avec moi... un peu la peur des avions, mais aussi sa vie de sacrifice qu'il s'impose parce que son fils de 23 ans est handicapé à 80 %. Avant je culpabilisais énormément de faire quelque chose sans lui, je me disais "le pauvre, lui ne veut venir, car il ne veut s'éloigner de son fils, qui vit chez sa mère et qui vit d'ailleurs très bien".
Me dévouer pour les autres, m'a fait oublier que j'avais à vivre moi aussi. Je m'en suis voulue parfois d'avoir l'envie d'être moi, alors je disais "oui" lorsque je pensais "non" ou inversement, juste pour entrer dans le cadre, et plaire aux autres, tant j'avais besoin d'une reconnaissance refusée par mes parents lorsque j'étais enfant.
Le Reiki est arrivé dans ma vie, après que j'ai fait de longues recherches, démarches et lectures pour me comprendre, tant je me trouvais insondable parfois. Petit à petit le monde s'est éclairé, et le regard des autres sur ma conduite et mes choix commence à devenir inutile. Mais comme ce travail est difficile, on avance d'un pas, on recule de deux.
La vie a mis devant moi des obstacles, des situations à résoudre et à dépasser, parfois j'ai fait semblant de ne rien voir, mon corps a parlé, il a crié, et j'ai bien été obligée de l'écouter un beau matin.
Le Reiki, c'est un peu comme la cerise sur le gateau, il est arrivé là, comme un support, comme une aide fabuleuse, pour me tourner vers mon "moi essentiel", je me cherchais, m'étais plongée dans des études de naturopathie, pour finalement les abandonner, car parfois trop "intégristes" à mon gout !
J'ai décidé de m'écouter, de me dorlotter, de me faire plaisir sans me prendre la tête, les sacrifices des autres, ne sont pas les miens et ne doivent pas le devenir, chacun doit porter sa croix, je ne veux pas qu'on porte la mienne. Et qui, mieux que nous même peut nous aider à nous faire du bien ? A présent je pense même, que ma personnalité sera d'autant plus respectée que je la respecterai moi même.
Ouf, il y a deux ans, je n'aurai jamais pû écrire ses mots !!!! Que de chemin parcouru...
Voilà en ce dimanche de grand soleil, je me dis que malgré mon locataire dans ma tête, et bien la vie est bien belle, ma fille est en vacances chez moi, et nous allons encore profiter de la plage et de la mer ! C'est si bon de se "laver" de tout le négatif en se baignant.
J'ai tant de choses à dire à ceux qui souffrent, mais mes mots sont bien étriqués pour exprimer le merveilleux de la vie.
Alors je vous embrasse tous et toute avec une infinie tendresse et vous souhaite une magnifique journée d'amour.
Pascale