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Membre depuis : Dim 3 Oct 2010 13:38
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Osho a écrit: La solitude fondamentale
On ne peut pas se fuir. C'est impossible - vous êtes vous. Et la solitude est si fondamentale qu'il n'y a pas moyen d'y échapper.
Plus vous essayez d'échapper à la solitude, plus vous vous sentez seul. Si vous vous mettez à accepter la solitude, si vous vous mettez à l'aimer, à y goûter, la solitude disparaîtra entièrement. Alors la solitude est belle, extrêmement belle.
Nous naissons seul. Cette solitude est notre liberté.
... La première chose est de savoir que l'on est seul, foncièrement seul, de savoir que notre solitude est notre individualité même. Jusqu'à présent, j'ai rarement été 'interpellée' par les extraits d'Osho qui nous ont été proposés ; les quelques phrases lues jusqu'à présent avaient plutôt tendance à me 'hérisser', mais là, je reconnais qu'il fait 'très fort' et qu'il 'tape très juste' ! Du moins en ce qui me concerne.
J'ai passé 27 ans de ma vie à fuir cette solitude, à ne pas oser l'affronter, à choisir des 'demi-solutions' de couple qui ne me convenaient pas, pour éviter d'avoir à me retrouver face à moi-même. Je suspecte aussi cette bipolarité qui a été ma compagne pendant quasi aussi longtemps, d'avoir été le 'symptôme' visible de tout cela, sans que je sois capable d'en identifier l'origine.
Et pourtant, cette solitude, elle est là, elle est vraie, elle est en moi, elle fait partie de moi.
Chaque jour, j'apprends à l'apprivoiser. Je m'y plais de mieux en mieux.
Certains jours, c'est vrai, elle m'est encore 'insupportable', cette solitude. Et là, la colère monte, et je me dis : 'mais c'est quoi, tout ça ??? Vais-je finir mes jours ainsi, seule ? Simplement parce que je ne peux plus, je n'arrive plus, je ne VEUX plus me taire quand les choses ne me plaisent pas ? La solitude est-elle la rançon de ma liberté d'Etre qui je suis ? Du respect à l'égard de moi-même ? De ce que je suis ? De ce que je ressens ? Parfois, je me dis, moi aussi, que jeter le gant serait tellement plus simple. Oui, plus simple, pendant 1 h ou 2, mais il y a tous mes poilus ici, qui ne comprendraient pas, qui n'ont pas mérité ça ... Alors, je continue ... du moins, j'essaie ... petit pas par petit pas ...
Pour l'instant, je ne supporte plus rien, plus aucune remarque. Je fais de mon mieux, et ne souhaite qu'une chose : qu'on me laisse 'travailler sur moi-même'.
Souvent, cette solitude me pèse, quand je suis dépassée par l'ampleur du travail, par la lourdeur de toutes les activités physiques que j'ai à assumer, quand mon corps, qui ne rajeunit pas, n'en peut plus.
Et pourtant, c'est vrai que je suis bien avec moi-même. Je suis seule, oui, mais je me découvre petit-à-petit. Avec mes limites, mes forces. Et quelque part, ça me plaît, ces moments avec moi-même. J'adore, quand je vais 'tirer mes mots' de la journée et que je reçois : renaissance, méditation, abandon, révélation, intimité, ...
Comme il est difficile encore de vivre en accord avec moi-même. Parce que comme le disait Tara, j'ai appris à ne pas déranger, j'ai appris que 'le don de soi' passait par le renoncement à soi, etc, etc, etc. Qu'il est lourd, ce carcan qu'on traîne !!! Et encore !!! Moi, je peux m'estimer heureuse !!! Mes parents n'ont fait que m'encourager à être autonome, à me donner les moyens de pouvoir faire mes choix. Ils m'ont ouvert tant de portes, m'ont permis tant d'apprentissages ! Et cependant, le poids du 'bon comportement' est lourd, très lourd.
Il reste tellement difficile de 's'écouter' ... j'arrive même pas à écrire 'de m'écouter', c'est tout dire !!!!
Pourtant, cet apprentissage, cet apprivoisement (ça existe, ce mot-là ?) de la solitude, c'est, à mon sens, fondamental. Car s'il y a bien un moment où, je pense, on se retrouve TRES seul, absolument seul, c'est au moment de mourir. Je n'écris pas cela avec pessimisme, que du contraire ! Je crois seulement qu'on vient ici 'pour faire une expérience humaine', mais qu'on est destiné à re-partir ailleurs. Et que sans avoir appris la solitude, sans avoir appris 'nous-même', c'est retour à la case départ, et sans gagner 4000 francs ... Et qu'on passe à côté de la montre en or
Et pourtant, pourtant ... Comme on se sent 'entouré' dans des lieux comme celui-ci ... Combien votre recherche à tous est une aide précieuse ... Combien, dans ces moments de partage, la 'solitude' est loin, tellement loin !!!!
sam
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