 |
| Membre |
 |
 |
Membre depuis : Dim 3 Oct 2010 13:38
|
|
621 message(s)
|
|
|
|
Merci Camino, pour ces réflexions dans lesquelles je me retrouve pas mal. Merci pour ta remarque, Bruno, elle aussi me parle. Merci à toi, Tina, dire oui à la vie, fameux programme ...
'Nous sommes des êtres de lumière venus faire une expérience humaine' ... Je ne suis pas certaine que les mots soient exactement ceux cités précédemment sur le forum, mais je pense que l'idée y est. Et cette phrase a beaucoup contribué à mes interrogations de ces derniers jours.
Pour ma part, j'aime cette 'condition humaine', dans ce qu'elle a de 'mortel', de 'non-éternel', d'impermanent ... Me dire que oui, un jour, je ne serai plus là, que, oui, un jour, je serai 'morte', c'est ma seule 'certitude' , et en même temps, c'est pour moi, un moteur d'une force incroyable. Parce que justement, je n'ai pas toute l'éternité devant moi, pour traverser cette vie, les 2 mains dans les poches, en me disant : 'cool, pas grave, dans quelques milliers d'années lumière, cela ira mieux'. Non, justement. Ma mortalité me ramène à 'l'urgence', l'urgence de prendre conscience, l'urgence de vivre, de découvrir, de chercher, d'essayer d'avancer. Simplement parce que je n'ai pas mille ans devant moi
J'aime ma condition d'être humain, parce qu'à cause d'elle (grâce à elle, devrais-je dire ...), j'ai des limites. Je suis douée pour certaines choses, complètement 'nulle' dans d'autres domaines. Mes limites m'imposent de réfléchir pour trouver des solutions et contourner les difficultés, de faire preuve d'initiative et de créativité, pour apporter dans certains cas, des solutions. J'aime ce 'challenge'. Parce qu'accepter le fait que je ne suis pas 'omnipotente' ou 'omnisciente' m'amène à décomposer la difficulté, à collaborer, à demander de l'aide, parfois, avec rien en 'échange' si ce n'est la gratitude, à apprendre l'humilité.
J'aime profondément ma condition d'homme, de passage sur cette Terre où je me sens tellement bien. Cette Terre que je contemple, à travers vos photos, ces endroits lointains que je n'ai jamais vus, que vos images, vos regards, me font découvrir. Ma condition d'être humain me relie profondément à cette planète, à mon entourage, à la nature.
J'aime ma condition humaine, comme on aime regarder un enfant apprendre à marcher, tomber, se relever et recommencer.
De cette condition humaine qui est la mienne, à mon 'humanité' ... le 'pont', c'est l'amour.
L'amour de cette planète, où je me sens si bien, que je suis heureuse de découvrir. Je n'ai absolument pas la sensation d'avoir envie de 'rentrer à la Maison'. Pas maintenant. Je suis bien ici, heureuse de ce voyage, de cet apprentissage. Ma 'Maison', à ce jour, elle est ici, sur la planète bleue.
Mon 'humanité', c'est ce désir, ce souhait un peu fou, de plus de respect pour la vie.
Mon 'humanité', ce n'est plus : 'me battre contre ceci ou cela', en l'occurrence, ce n'est plus 'me battre contre la maltraitance à l'égard des animaux', c'est essayer d'oeuvrer aux changements des mentalités, pour plus de respect, plus de considération, plus d'amour, à l'égard d'autres êtres vivants, qui eux aussi, perçoivent douleur, chagrin, souffrance. Mon humanité, ce n'est plus un 'combat contre', c'est un engagement vers un meilleur, c'est m'investir pour ce moment où un animal maltraité vient se blottir, pose sa tête sur vos genoux et s'abandonne. Mon humanité, ce n'est plus me battre 'contre ces 'bourreaux', c'est m'engager pour qu'un jour, un regard éteind s'illumine, et que l'étincelle de vie se ravive et y brille à nouveau.
Mon humanité, c'est avoir appris des moments, longs moments, où la bipolarité était ma seule compagne et prenait toute la place. Mon humanité, c'est de rendre grâce d'avoir eu la chance, l'envie, le désir inébranlable de survivre, de vivre autre chose, autrement.
Mon humanité, c'est ma fragilité. Ce sont ces moments où je me dis : ahhhhhhhh, au secours, je ne trouve plus de solution, que dois-je faire ??? j'ai besoin d'aide, SVP, aidez moi. Mon humanité, c'est celà aussi. Car dans ces moments terribles où plus rien ne semble possible, où il nous semble avoir jeté toutes nos forces, dans ces moments-là, nous pouvons encore découvrir ... l'empathie et la fraternité. La compassion. Dans le sens éthymologique du terme : 'souffrir avec'. Pas pour des lamentations... Juste qu'à ces moments-là, on peut appréhender ce que c'est qu'être totalement impuissant face à certaines situations. La totale impuissance vis-à-vis des êtres qui dépendent de vous, qui n'ont que vous, pour continuer à vivre, à être. J'ai découvert cela il y a quelques jours à peine. Et là, le sol s'est ouvert sous mes pieds. Là, j'ai su à quel point la détresse peut être totale et absolue. Et j'ai découvert ce que pouvait être ... la fraternité ... Un nouvel univers, que j'espère appréhender petit-à-petit, si le temps m'en est donné
Ma condition humaine, c'est tout cela. Mon humanité, c'est cela. Aujourd'hui et maintenant. Ma condition humaine et l'humanité que je voudrais voir grandir en moi, sont intimement liées à cette planète bleue qui est la mienne maintenant. Je me sens bien ici, même si c'est parfois pas évident.
Je suis profondément heureuse, profondément ancrée ici, j'espère que le 'programme inscrit sur mon CD' me laissera quelques temps encore, pour continuer le chemin ...
Que cette condition humaine m'aide à grandir, me rapproche de la spiritualité, de ce qui fait de moi, je l'espère, un être de lumière en apprentis-sage. Que tout ceci m'écarte des jugements définitifs, des opinions classées une fois pour toutes avec fin de non-recevoir, des certitudes.
Puisse ma condition humaine me faire grandir et m'apprendre à construire mon humanité, pour le meilleur de chacun, en harmonie avec tous et l'Univers.
sam
|
|