Bonjour

cyline a écrit:
Si un kiné tombe sur une personne qui fait des massages sans être professionnel de la santé il aura une belle amende.
Et bien, quelle vision bien policière de la chose !

Je rejoins pleinement Patrice et je crois tout de même que le temps de la préhistoire est passé si je lis ce jugement d'un tribunal français reconnaissant en 2003 le massage de bien-être :
Joël Savatofski (dans un communiqué) a écrit:
Le droit de massage enfin reconnu
Communiqué de Joël Savatofski, l'un des inculpés de Dijon.
La nouvelle vient de tomber sous forme du délibéré du Tribunal de Grande Instance de Châlon-sur-Saône, délibéré dont Madame la Juge a donné lecture ce lundi 20 janvier 2003 à 14 heures. Les termes prononcés : demande (plainte) des kinés irrecevable, aucune poursuite, non lieu, relaxe.
Aujourd'hui je suis heureux et je ne suis pas le seul. Dans ce succès attendu, j'associe tous mes assistants en général, mes trois co-inculpées, Jacqueline, Myriam et Rolande en particulier, mais aussi l'A.S.M.B. (Association Soutien Massage Bien-Etre) et ses 3200 signataires ainsi que les kinés qui ont osé se joindre à moi et braver "l'interdit".
Après tant d'années où nous avons tous lutté pour faire reconnaître le droit de chacun d'être touché, massé, de recevoir les soins de bien-être.. le droit des soignants de pratiquer ce soin infirmier qu'on voulait leur interdire... le droit des malades hospitalisés de le recevoir et qui en étaient privés... le droit élémentaire du conducteur d'être détendu sur une aire autoroutière et enfin le vôtre et le mien de recevoir un massage par qui bon nous semble et qui nous semble bon... la Justice de mon pays vient de reconnaître nos droits. C'est enfin l'aboutissement d'un combat incessant de dix années contre l'injustice et l'hypocrisie.
Certes, je ne l'ai pas cherché ce procès, mais en définitive il m'a donné la possibilité de me trouver - enfin - en face de mes détracteurs qui s'étaient jusque là toujours dérobés, de démontrer au Tribunal que nous ne faisions pas de la kinésithérapie, mais que nous étions uniquement habités par le souci du bien-être des autres. Ce procès surréaliste sur le thème "droit légitime au toucher" a eu le mérite de "crever l'abcès".
Jusqu'alors des milliers de personnes, objet d'intimidations dans leur exercice étaient obligées de pratiquer dans la "clandestinité" les techniques de bien-être; pour protéger des milliers de soignants et de praticiens, des centaines de milliers d'usagers, je me suis battu contre le scandaleux soi-disant monopole, dont se prévalait le syndicat des kinés, prétendant en détenir l'exclusivité.
Parce que j'ai porté à la connaissance de tous la responsabilité des kinés s'autorisant à interdire la pratique du toucher-massage, non seulement en milieu hospitalier, mais un peu partout parce que j'ai dénoncé ouvertement leur incompétence dans cette discipline, absente de leur enseignement, ils m'ont voué une haine implacable, ont fait de moi une cible facile, parce que seul devant leur corporatisme, je ne pouvais opposer ni les moyens, ni les appuis dont ils disposent. Pour arriver à nous "traîner" tous quatre devant le Tribunal, le syndicat s'est servi de procédés que je préfère oublier, a utilisé des arguments fallacieux et bien qu'il m'ait harcelé pendant des années, j'ai tenu bon.
Dorénavant, il ne pourra plus exercer son diktat ni sur le personnel soignant, ni sur tous les praticiens de la beauté, du soin et du bien-être (esthéticiennes, coiffeurs, hydrothérapeutes, podologues et relaxologues entre autres).
Avant le 20 janvier 2003, les kinés portaient une lourde responsabilité en interdisant un soin vital qu'au demeurant ils ne pratiquaient pas. Dès aujourd'hui s'ouvre une perspective nouvelle de savoir faire partagé pour le plus grand bien des usagers.
Nous ne pouvons que nous en féliciter et féliciter la Justice qui a en a saisi toute l'importance.
Joël Savatofski, formateur, auteur et fondateur de l'Ecole du Toucher-Massage I.F.J.S. à Dijon
Ceci dit, je vous prie de bien vouloir poursuivre sur le thème de ce sujet :
Massage et ReikiMerci
