Bonjour
Merci beaucoup Syl pour ce sujet qui me parle de manière évidente
En effet, on a des attirances et par effet contraire, des rejets aussi de certains endroits, certaines terres, certains lieux de vie.
Mais parlons des terres qui nous "parlent"

, des pierres, des murs, des ciels, des horizons qui nous font nous sentir "bien là", tout simplement.
Depuis quelques mois, j'infléchis mon choix de lieu de vie principal vers un endroit qui m'a capté il y a 12 ans. Un lieu venté, aux hivers rudes, peu infrastructuré, mais riche de son côté sauvage ouvert sur un horizon à l'infini ( enfin presque

) et riche humainement, car avec des petits moyens souvent, il faut faire preuve d'ouverture d'esprit et d'entr'aide.
J'aime ce côté isolement où je peux passer des journées entières sans voir personne, si telle est mon envie, mais aussi je sais qu'il me suffit de faire quelques pas dehors pour voir la vie s'ouvrir et la communication reprendre.
C'est un privillège que d'avoir ce choix de vie, et quand je reviens en zone urbaine, je suis comme étourdie, saturée par la multitude, le brassement, la pollution lumineuse qui occulte les ciels étoilés
J'ai vécu de très nombreuses années dans ce lieu sans me poser de questions, mais à présent, je sais que je peux y retourner simplement en ayant à l'esprit que c'est du provisoire et que l'endroit où je suis bien, m'attend sur une colline

Il est des endroits qui m'ont fait rêver depuis l'enfance, toujours les mêmes. C'est en feuilletant mes cahiers scolaires de poésies ou en retrouvant des dessins, que j'ai été frappée par cette récurrence.
Il y a toujours, un fond de montagne ou de campagne, un lac ou un cours d'eau, une maisonnette avec une cheminée prête à fumer, une barrière simple autour d'un petit jardin fleuri, des oiseaux dans le ciel, un chat en maraude, quelques arbres comme des saules au bord de l'eau ou des sapins en montagne... et le soleil dans un coin en embuscade

J'ai expérimenté la vie sous les tropiques, dans quelques îles de l'Océan Indien, mais le rêve de carte postale n'est pas forcément la vie réelle en ces contrées lointaines.
C'est toutefois fabuleux de fouler le sable noir de Mayotte, d’apercevoir au lointain la mythique île de Zanzibar ou de marcher dans l'eau chaude des lagons des Seychelles, avec des myriades de petits poissons multicolores qui viennent vous chatouiller les orteils; c'est magnifique de découvrir d'autres cultures, d'autres couleurs, une nature luxuriante et prospère toute l'année. J'ai goûté toutes ces saveurs nouvelles avec gratitude, mais sans jamais avoir envie d'y poser ma vie vraiment, car assez mal à l'aise à vivre sur un sol volcanique.
J'aime bien la contrée de Fribourg en Suisse, je m'y suis tout de suite sentie bien et je trouve qu'elle ressemble un peu à mes dessins d'enfance justement, comme quoi ...
Belle soirée à chacun, et au plaisir de découvrir d'autres partages sur ce thème
