Merci André !
C'est exactement mon sentiment.Je gravis doucement les marches, m'arrête pour admirer le paysage, devant moi, mais aussi mesurer ce que j'ai parcouru au préalable.
Et sans précipitation, avec plus de joie et d'amusement, je me délecte des petits obstacles, des petites frustrations, en me disant qu'elles me permettront de mieux apprécier la suite du voyage.
Cette semaine, j'ai dû travailler la patience, l'attente et l'acceptation. Le temps prend une autre dimension. Il s'étoffe non plus de colère et d'insatisfaction, mais d'analyse, et de méditation. Moi qui suis une boulimique hyperactive, qui ai besoin de me remplir de peur d'affronter le vide, je pose doucement de nouveaux gestes. Je me pose aussi. J'admire et je contemple, quand hier encore, je courrais et accumulais. Modération, calme. Ces mots n'étaient pas moi.
Contrôle, maîtrise, souffle. Gérer les sentiments, gérer les impatiences et les fulgurances, trouver le modérato, pour aller vers le piano. Les efforts sont parfois encore conséquents pour y parvenir, les sueurs froides pestilentielles me submergent, mais s'espaçant, et se justifiant aussi par des moments de véritable stress. A la maison, les enfants apprécient le retour de l'eau douce et clapotante. Une maman sereine et joyeuse, à l'écoute de nouveau.

Et se détacher du jugement, accepter et se rappeler que nous sommes tous AUTRE, que la vérité de l'un n'est pas universelle, mais la lentille à laquelle nous construisons notre propre réalité. Je tempère et investis l'idée de tolérance, ou plutôt d'acceptation.
Ce soir je suis seule, ENFIN. Ma maison est grande ouverte, aux amis, aux voisins. L'énergie circule, les échanges se nourrissent, me nourrissent. Le partage

me gonfle d'amour. Prêter son attention, donner son temps.
Je suis de nouveau épuisée. Le sommeil n'est pas régulé. Mon coeur se pose
Douce nuit, la

nous protège