André Baechler a écrit:
Camino a écrit:
Une autre question me travaille en ce moment :
Ne pas s'identifier à son corps est une chose.
Mais peut-on pour autant le mettre en danger, que ce soit dans le rapport à un autre corps, dans les choix de vie, les expériences que l'on veut mener, voire les négligences ?
Ne pas s'identifier au corps n'exclut pas le fait de l'aimer et d'en prendre soin. Ceci dit, le fait de vivre est dangereux et je crois qu'on ne le dit jamais assez : Vivre tue !

Nos choix de vie, nos rapports à autrui, nos expériences de vie représentent un danger, mais je crois que s'en priver reviendrait à mourir avant l'heure

Un véhicule est fait pour rouler, pas pour être cloîtré dans un garage


Bon... d'accord avec toi.
Je pense aussi qu'un véhicule est fait pour rouler,
j'ajouterai que pour qu'il roule bien, on en prend soin.
Et puisqu'on a la chance qu'il nous ait choisi,
puisqu'on l'aime aussi,
peut-être qu'on a envie de le garder longtemps avec soi,
pas de le laisser se cabosser au contact des autres, ou au gré des expériences.
Je ne suis pas mon corps,
et j'aime rejoindre le ciel

, voir comme la vie est belle de là-haut.
J'aime grimper très haut, et aussi être au contact de la roche si vivante.
Mais je n'aime pas tomber ni me blesser.
Alors je m'encorde et je m'assure, ou je me fais assurer par quelqu'un.
Je me lance parfois des défis, j'accepte certains risques, je prends la liberté de me mettre en danger.
Mais si un jour je tombe, ce ne sera pas un choix conscient, mais une erreur de manip, inconsciente peut-être, mais une erreur quand même.
Parce que je n'ai pas envie de faire ce choix de cabosser sciemment mon véhicule.
Chacun place la notion de danger à un niveau différent,
c'est important d'avoir cette liberté-là.
On peut rouler lentement, très vite, sur des lignes droites ou sur des chemins cabossés, c'est comme on veut.
Du moment qu'on est dans le respect et l'amour.
Enfin... je crois...
