Bonjour Thierry,
A ce que tu dis ton amie a tous les tenants et les aboutissants et pourtant elle ne se débarrasse pas du problème.
A moins que je comprenne mal ce que tu as écris, ce regard sur elle même resurgirait suite à des évènements récents. C'est peut-être de ce coté là qu'il faut fouiller ... Si elle continue à voir sa psy, peut-être peut-elle lui parler de ces derniers faits, si ce n'est pas le cas, elle connait à présent les mécanismes de la libération de parler.
Se dire la vérité à soi-même est une étape très importante sur le chemin, reconnaître le "pourquoi" et le "qu'est-ce qui fait mal" aide souvent à faire un grand pas en avant vers l'estime de soi. Se reconnaître tel que l'on est (triste, peureux, effrayé, "victime d'injustice" etc...), c'est s'accepter et aider à se voir mieux dans la glace (j'entends par là sans miroir déformant). Souvent aussi, le problème physique vient de la perception du regard des autres. Si elle a côtoyé un temps une personne qui l'a faite se sentir "nulle", et que ne serait-ce que oralement cette personne refasse surface, cela peut l'insécuriser profondément. Il est vain de vouloir fuir cet état ou de tenter de le minimiser. Il faut le laisser prendre toute sa place, toute son importance, reconnaître et transformer.
Thierry M a écrit:
Elle se rend bien compte que cette problématique n'est pas "réelle" (même si la souffrance l'est), dans le sens où elle provient de son passé.
Je ne connais pas de solution énergétique ou physique pour s'apprivoiser, du moins pas en tant que "recette" à son cas, mais il me semble qu'elle pourrait déjà commencer par accepter que sa problématique est bien réelle, puisque :
Thierry M a écrit:
il s'agit d'une souffrance qui a un impact réellement négatif dans sa vie, notamment dans ses relations et sa confiance en elle.
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Aimer son corps c'est s'aimer soi-même, l'autre peut nous trouver jolie, harmonieuse et même être amoureux que rien ne peut aider à se voir dans ce regard là.
Quand à la "transformation" elle arrive enfin souvent après un raz le bol de souffrance et l'envie de croire que nous aussi on a droit au bonheur, à la paix ou a quelque chose de semblable. Hélas, même bien accompagné on est toujours seul, seul face à soi-même pour tracer la route.
Un problème qui se réitère est un problème non résolu, mais c'est aussi et surtout une autre chance pour le résoudre.
