Pardon pour ces réponses en trois messages, mais j'avais du retard de lecture, et dans un premier temps, je n'avais pas vu la suite...A la lecture de vos échanges, je constate en moi une permanence : celle de la durée... et une impermanence : celle de la manifestation concrète de l'amitié ou de l'amour que j'éprouve...
J'ai beaucoup de mal à faire un trait sur une personne qui m'a été chère, même si la vie ou des malentendus nous ont séparé(e)s...
Si je dois mesurer une amitié, c'est en moi que je la mesure, et ma mesure est celle du sentiment (pour le coup incontrôlable) que j'éprouve au delà de ce qui est vécu de connivence ou de malentendus...
J'ai aimé au-delà de notre séparation, et c'était ma richesse, le compagnon avec qui j'ai vécu... pourtant plus rien n'était possible concrètement entre nous, et je n'aurais pas voulu revenir s'il me l'avait proposé... aujourd'hui qu'il n'est plus, je garde en moi la richesse de ces moments que nous avons partagés et qui nous ont enrichis... rien ne me les enlèvera...
Il en va de même en amitié, du moins pour moi...
Conditionnel, inconditionnel... nous savons depuis quelques temps déjà et de nombreux échanges sur le sujet, que ces mots sont piégés, car nous n'en avons pas tous la même définition... donc je préfère ne plus m'aventurer sur ce terrain, mais ce qui est essentiel à mes yeux, c'est que tout amour, ou toute amitié, inclut une relation et que celle-ci doit se vivre concrètement... mais dans le respect de la proximité ou de la distance que nous mettons chacun entre soi et l'autre...
Le "Je l'aime" peut être pure intention sans signes concrets... que ce soit amour ou amitié.
Mais être amours ou amis, inclut des gestes d'attentions, des choses partagées, des moments ensemble... et accepte de ne rien attendre en retour...
M
